Vous avez entendu parler de la « queue de lion » et vous vous demandez de quelle plante il s’agit vraiment ? Ce nom vernaculaire désigne en français deux espèces différentes du même genre botanique, toutes deux à fleurs orange en épis étagés. Ce guide identifie précisément celle dont il est question ici, la distingue de sa cousine que l’on confond très souvent avec elle, et détaille sa culture au jardin.
| Leonotis nepetifolia décrite dans cet article | Leonotis leonurus souvent confondue | |
|---|---|---|
| Famille | Lamiaceae | Lamiaceae |
| Port | Herbacée annuelle dressée, jusqu’à 3 m | Arbrisseau persistant, 1 à 2 m |
| Origine | Afrique subsaharienne tropicale, sous-continent indien | Afrique du Sud, Afrique australe |
| Fleurs | Orange, en verticilles étagés le long d’une tige carrée | Orange, tubulaires, en verticilles étagés — silhouette très proche |
| Autres noms FR | Oreille de lion, pompon rouge, herbe gros bouton | Queue-de-lion (nom principal), dagga sauvage, léonure |
Description : à quoi ressemble Leonotis nepetifolia
La plante forme une touffe dressée qui peut grimper jusqu’à 3 mètres de hauteur en une seule saison, avec des feuilles simples et opposées. Ses fleurs, d’un orange vif, ne s’ouvrent pas en épi continu mais en verticilles : des étages de fleurs serrées, espacés le long de la tige carrée, typiques de la famille des Lamiacées. C’est cette silhouette « en étages » qui a donné son surnom à la plante et à sa cousine sud-africaine.
Comme beaucoup de Lamiacées, ses feuilles froissées dégagent une odeur aromatique prononcée. C’est aussi une plante appréciée pour ses seules qualités ornementales : la floraison orange, dense et étagée, attire l’œil autant que les insectes butineurs sur une grande partie de l’été.
Deux plantes, un même surnom : ne pas confondre nepetifolia et leonurus
La confusion est ancienne et se comprend : les deux espèces appartiennent au même genre Leonotis (littéralement « oreille de lion »), portent la même silhouette de fleur orange étagée sur tige carrée, et partagent en français le même surnom de « queue de lion ». Leonotis leonurus se distingue cependant nettement à l’œil : c’est un arbrisseau persistant qui reste plus bas (1 à 2 m), au feuillage qui dure toute l’année, alors que Leonotis nepetifolia est une annuelle qui repart de zéro chaque saison et peut la dépasser en hauteur.
Autre différence utile pour le jardinier : Leonotis nepetifolia a été introduite dans de nombreuses régions chaudes du globe (Australie, îles du Pacifique, Amérique centrale et du Sud, Afrique du Nord, Chine, Asie du Sud-Est) où elle s’est parfois naturalisée au point d’être considérée comme envahissante localement. Sous climat tempéré comme en France métropolitaine, elle se comporte en revanche comme une simple annuelle de jardin, sans installation durable dans la nature.
Culture au jardin : exposition, sol et arrosage
Cette plante recherche le plein soleil et la chaleur : c’est une condition pour obtenir une floraison généreuse et une belle hauteur. Elle apprécie un sol riche et surtout bien drainé — l’excès d’humidité stagnante au pied est plus problématique qu’un sol pauvre. Elle peut être installée aussi bien en pleine terre que dans un grand pot, ce qui permet de la déplacer selon l’ensoleillement ou de la rentrer en cas de coup de froid.
Côté arrosage, un rythme régulier convient mieux qu’un excès : on laisse le substrat s’assécher légèrement en surface entre deux apports plutôt que de maintenir une terre détrempée en permanence.
Plantation, taille et hivernage
Quelques repères pour l’installer et la conduire dans la durée :
- Plantation : au milieu du printemps, une fois les gelées écartées, dans un sol riche et drainé — un trou deux à trois fois plus large que la motte, du terreau ou du sable ajoutés si la terre est lourde.
- Emplacement : un coin abrité des vents forts aide à éviter que les longues tiges ne versent ; un tuteur peut être utile sur les sujets les plus hauts.
- Arrosage : régulier sans excès, en laissant respirer le substrat entre deux apports.
- Hivernage : selon la région et la rigueur de l’hiver, la plante peut être rabattue à ras en fin de saison pour favoriser une repousse vigoureuse au printemps, ou conservée en pot rentré à l’abri du gel — le choix dépend surtout de la douceur du climat local et de l’exposition du jardin.
À retenir
- Cet article décrit Leonotis nepetifolia, une Lamiacée annuelle à fleurs orange étagées, pas Leonotis leonurus, l’arbrisseau persistant sud-africain qui porte aussi ce nom.
- Le signe le plus simple pour les distinguer au jardin : port annuel et haut (jusqu’à 3 m) contre arbrisseau persistant plus bas (1-2 m).
- Plein soleil, sol drainé, arrosage sans excès : les trois conditions qui font sa réussite.
- Culture possible en pleine terre ou en pot ; le pot facilite la protection en cas d’hiver rigoureux.
- Cette page ne couvre ni les usages traditionnels ni aucune préparation à consommer — elle reste sur le terrain de l’identification et du jardinage.
Quelle est la différence entre « queue de lion » et « queue-de-lion » ?
Où planter la queue de lion (Leonotis nepetifolia) au jardin ?
La queue de lion craint-elle le froid ?
Peut-on cultiver la queue de lion en pot ?
Bricoleur et jardinier dans l’âme, j’écris sur la maison et ses extérieurs avec les mains dans le cambouis plus que dans les théories. Mon terrain couvre tout l’habitat : le potager et le jardin au fil des saisons, mais aussi les petits travaux, la rénovation, le bricolage et les métiers du bâtiment — toiture, isolation, menuiserie, serrurerie, maçonnerie. J’aime expliquer un geste technique simplement, donner des fourchettes de prix réalistes et les bons critères pour choisir un matériau ou un artisan. Je teste ce que je peux sur mes propres chantiers et au jardin avant d’en parler, je distingue la tradition de ce que confirme l’observation, et je précise toujours le contexte — climat, type de sol, configuration du logement — parce qu’un même conseil ne vaut pas partout. Mon but : rendre l’entretien et l’amélioration de la maison accessibles, durables et économes. Retrouvez Julien Prigent sur julienprigent.fr










