Piquet à planter
Un piquet à planter sert à tenir droit un jeune arbre ou un pied de vigne, à porter les fils d’un palissage ou à tenir un grillage de clôture. Ce guide explique quel piquet choisir selon l’usage et le sol, comment l’enfoncer proprement et ce qu’il faut vérifier avant de creuser.
- une ficelle ou une corde pour tracer la ligne
- une tarière manuelle ou électrique (à la location en magasin de bricolage)
- un mètre ruban et un repère de profondeur sur le piquet
- un marteau ou un maillet, une boîte de conserve vide pour coiffer le piquet
- une pelle et une latte ou un manche à balai pour tasser
- Vérifier les réseaux enterrés et les règles locales.
- Tracer la ligne entre les piquets d’angle et de fin.
- Forer les trous, un peu moins profonds que la cote finale.
- Enfoncer les derniers centimètres au marteau, piquet protégé.
- Reboucher et tasser la terre autour de la pointe.
Qu’est-ce qu’un piquet à planter ?
Un piquet à planter est un élément vertical enfoncé dans le sol pour soutenir une plante, un fil ou un grillage. Le vocabulaire varie selon l’usage. Le tuteur accompagne un jeune plant : en vigne, il est posé en même temps que le plant et laissé de trois à dix ans, le temps que le pied devienne droit et robuste. L’échalas est le piquet individuel qui suit le cep toute sa vie. Les piquets de tête et les piquets de rang portent les fils d’un palissage : la tête reprend l’essentiel de la charge, le rang se contente d’un diamètre plus modeste.
Un « piquet de terre » est tout autre chose : une électrode de mise à la terre d’une installation électrique, longue d’au moins deux mètres selon la page qu’IZI by EDF consacre au piquet de terre. Il ne se choisit pas et ne se pose pas comme un piquet de jardin.
Les différents usages des piquets
En viticulture, un fournisseur de piquets de vigne résume la fonction du tuteur en trois points : garantir l’alignement, guider la croissance du jeune pied et le protéger au passage des machines. Cette dernière fonction exclut les matériaux légers comme le PVC, le bambou ou les métaux fins. Une gaine de protection attachée au tuteur limite les dégâts de gibier. Le mot « vigne » désigne aussi un fruit : planter une pêche de vigne relève de l’arboriculture, pas du palissage.
Au jardin, le piquet tient un grillage ou une ganivelle, borne un massif ou tuteure un arbre fruitier. Un fournisseur de clôtures en châtaignier précise qu’un piquet de clôture n’a pas besoin d’être scellé au béton, alors que les piliers d’un portail doivent l’être. La même source place les piquets légèrement décalés dans le sens où le rouleau de grillage sera déroulé.
Comment choisir le bon piquet ?
Trois critères comptent : l’essence, la section et la longueur. Le bois vendu sous le nom d’« acacia » est le robinier faux-acacia, une essence dont le duramen est classé durable à très durable face aux champignons et qui peut tenir jusqu’à une trentaine d’années en terrain humide, d’après la fiche Wikipédia du robinier, qui cite son usage pour les piquets de vigne ou de clôture, parfois remplacé par le châtaignier. Le fournisseur de piquets de vigne ajoute qu’un bois à cernes serrés, ayant grandi lentement, résiste mieux.
Pour la section, la page « Quel piquet pour quel usage ? » de ce fournisseur recommande des piquets ronds d’au moins 10 centimètres de diamètre, de préférence 12 à 14, pour les piquets de tête, et de 6 à 10 centimètres pour les piquets de rang, ou des piquets sciés de 20 à 30 centimètres de périmètre. Le sol modifie ce choix : un sol argileux gonfle et se rétracte, il demande un diamètre plus gros qu’un sol sableux ; un sol caillouteux se contente de sections et de longueurs plus petites.
Étapes pour planter un piquet
La méthode ci-dessous reprend celle d’un poseur de clôtures publiée par le fournisseur de châtaignier, complétée par les repères d’enfouissement du fournisseur de piquets de vigne. Les deux se rejoignent sur un point : environ un tiers de la longueur du piquet doit être dans le sol.
Considérations supplémentaires
Le piquet n’est qu’une partie du dispositif. Prévoyez la gaine de protection contre le gibier sur un tuteur de vigne, des fixations adaptées au fil ou au grillage, et une visite de contrôle après le premier hiver : un sol argileux qui a gonflé puis séché peut avoir desserré la pointe. Un piquet qui bouge se retasse ; un piquet fendu en tête se remplace.
Le nombre de piquets dépend de la charge qu’ils portent, pas d’une distance fixe. En vigne, le fournisseur cité précise que l’intervalle entre piquets de rang ne peut en aucun cas dépasser sept ceps, parce que la charge des fils est constante quel que soit le nombre de pieds soutenus. Pour un grillage, demandez au fabricant du grillage l’espacement prévu pour sa hauteur et sa tension.
Ce que nous n’avons pas pu vérifier
Aucune des sources consultées ne fixe d’espacement en mètres entre deux piquets de clôture : la valeur dépend du grillage, de sa hauteur et du terrain, et se demande au fabricant du grillage. Aucune source ne lie non plus la pose d’un piquet à la santé sanitaire du cep : le fournisseur de piquets de vigne note seulement qu’un palissage en hauteur favorise la circulation d’air quand l’hygrométrie est forte. Enfin, le détail des règles locales de hauteur et d’aspect des clôtures relève du plan local d’urbanisme de chaque commune, que nous n’avons pas pu lire pour vous.
À retenir
- Tuteur, échalas, piquet de tête ou de rang : le nom suit l’usage, et la section suit la charge.
- Le robinier (« acacia ») tient au sol sans traitement ; la créosote et le CCA sont réservés aux professionnels par le règlement REACH.
- Un tiers de la longueur dans le sol, trou à la tarière, marteau sur les derniers centimètres seulement.
- Avant de creuser : réseaux enterrés sur le téléservice public, règles de clôture en mairie.
- Après le premier hiver, retassez ce qui a bougé.
Questions fréquentes
Faut-il sceller un piquet de clôture dans du béton ?
Quelle profondeur pour un piquet ?
Peut-on planter un piquet en bois traité près du potager ?
Un particulier doit-il déclarer des travaux de terrassement ?
Combien de temps garder un tuteur de vigne ?
Bricoleur et jardinier dans l’âme, j’écris sur la maison et ses extérieurs avec les mains dans le cambouis plus que dans les théories. Mon terrain couvre tout l’habitat : le potager et le jardin au fil des saisons, mais aussi les petits travaux, la rénovation, le bricolage et les métiers du bâtiment — toiture, isolation, menuiserie, serrurerie, maçonnerie. J’aime expliquer un geste technique simplement, donner des fourchettes de prix réalistes et les bons critères pour choisir un matériau ou un artisan. Je teste ce que je peux sur mes propres chantiers et au jardin avant d’en parler, je distingue la tradition de ce que confirme l’observation, et je précise toujours le contexte — climat, type de sol, configuration du logement — parce qu’un même conseil ne vaut pas partout. Mon but : rendre l’entretien et l’amélioration de la maison accessibles, durables et économes. Retrouvez Julien Prigent sur julienprigent.fr










