Le samedi 24 octobre 2026, des bénévoles se retrouvent à Correns, dans le Var, pour remettre en terre plantes et boutures dans les jardins brûlés par les incendies de l’été. La journée est gratuite, sur inscription, et ouverte aussi bien aux sinistrés qu’aux jardiniers qui veulent simplement donner un coup de main.
- Rendez-vous le samedi 24 octobre à 9 h, à la Fraternelle, quartier des Condamines, à Correns.
- Gratuit, sur inscription par formulaire en ligne ; chacun apporte ses outils.
- Deux façons de participer : faire reconstruire son jardin sinistré, ou venir planter quelques heures.
- Correns a été en première ligne lors des feux du centre Var, fin juillet.
Que se passe-t-il à Correns le 24 octobre ?
L’initiative est annoncée par l’office de tourisme de la Provence Verte. Le rassemblement est fixé à 9 h à la Fraternelle, dans le quartier des Condamines. Les plantes et boutures ont été réunies grâce à la solidarité et attendent d’être mises en terre ce jour-là.
Le collectif derrière l’opération, joignable sous le nom « jardinssolidaires83 », propose deux formules. Les personnes dont le jardin a brûlé peuvent demander de l’aide pour le reconstruire, en pensant à des espaces extérieurs plus résilients face aux risques. Les autres peuvent venir planter quelques heures, sans être sinistrés.
Pensez à vos outils : bêches, râteaux, gants et arrosoirs sont demandés. Correns se trouve à environ 45 minutes d’Aix-en-Provence et à une heure de Marseille.
Pourquoi les jardins de Correns ont-ils besoin d’aide ?
Le centre du Var a connu un été très dur. Le feu du massif du Gros Bessillon a d’abord brûlé 4 500 hectares avant d’être fixé. Le 31 juillet, attisé par le mistral et des températures proches de 40 degrés, un nouveau foyer est reparti au sud et a parcouru 1 000 hectares en six heures, selon Euronews. Le village de Correns, qui compte un millier d’habitants, s’était alors retrouvé complètement isolé.
Le 2 août, le préfet évaluait ce nouvel incendie à environ 1 800 hectares, et quelque 2 500 personnes avaient dû être évacuées, d’après la dépêche reprise par La Libre. Les habitants des cœurs de village de Correns et de Montfort-sur-Argens ont ensuite pu sortir du confinement.
Pourquoi planter en octobre ?
Le choix de la date n’a rien d’un hasard. L’automne est la meilleure saison pour installer arbustes, vivaces et petits arbres en région méditerranéenne. La terre est encore tiède, les pluies reviennent, et les racines ont tout l’hiver pour s’installer avant les premières chaleurs.
Une plante mise en terre en octobre aborde son premier été avec un système racinaire déjà développé. Elle demandera beaucoup moins d’arrosage qu’un sujet planté au printemps, ce qui compte dans une région où l’eau manque l’été.
Comment préparer un sol qui a brûlé ?
Avant de replanter, il faut regarder ce qui reste. Les souches et les branches calcinées se retirent, mais une couche fine de cendre peut rester : elle apporte de la potasse. Une couche épaisse, en revanche, rend le sol trop alcalin et doit être en partie évacuée ou mélangée à de la terre.
Le feu laisse souvent une surface tassée, qui fait ruisseler l’eau au lieu de l’absorber. Un griffage léger, puis un apport de compost bien mûr, redonnent de la vie au sol. Évitez de bêcher profondément : vous remonteriez une terre pauvre et casseriez ce qui reste de la vie souterraine.
Pensez aussi à observer avant d’arracher. Certains arbustes méditerranéens, comme le pistachier lentisque ou l’arbousier, rejettent de souche après un incendie. Une tige noircie n’est pas toujours une plante morte : attendez de voir si des pousses repartent à la base.
Le paillage, indispensable après un incendie
Un sol nu après le feu se dessèche et s’érode vite, surtout lors des premiers orages d’automne. Un paillage de broyat, de feuilles mortes ou de paille protège la terre, garde l’humidité et nourrit le sol en se décomposant.
Quelles plantes pour un jardin plus résilient ?
Le collectif parle de jardins « plus résilients face aux risques », et c’est l’occasion de repenser l’espace autour de la maison. Près des murs, mieux vaut des plantes basses et peu combustibles plutôt que des haies denses de cyprès ou de thuyas, qui s’embrasent facilement.
Les plantes grasses comme les sedums, les couvre-sols charnus, ou les vivaces bien arrosées font de bonnes zones tampons. Plus loin de la maison, on peut installer des arbustes méditerranéens adaptés à la sécheresse, en les espaçant pour éviter que le feu ne passe de l’un à l’autre.
Les règles de débroussaillement autour des habitations s’appliquent toujours dans le Var. Avant de concevoir un nouveau massif, renseignez-vous en mairie sur les obligations qui concernent votre parcelle.
Comment participer sans être sinistré ?
Il suffit de s’inscrire par le formulaire en ligne indiqué sur la page de l’événement, puis de venir avec ses outils. Quelques heures de plantation suffisent à faire avancer un jardin. C’est aussi une belle façon d’apprendre auprès d’autres jardiniers, de partager des boutures et de voir comment on reconstruit un jardin méditerranéen.
Questions fréquentes
Faut-il habiter Correns pour participer ?
Non. La journée est ouverte aux sinistrés comme aux bénévoles venus planter quelques heures, d’où qu’ils viennent.
La participation est-elle payante ?
Non, la journée est gratuite, mais l’inscription est demandée.
Que faut-il apporter ?
Ses propres outils : bêches, râteaux, gants et arrosoirs. Les plantes et boutures sont déjà fournies grâce aux dons.
Bricoleur et jardinier dans l’âme, j’écris sur la maison et ses extérieurs avec les mains dans le cambouis plus que dans les théories. Mon terrain couvre tout l’habitat : le potager et le jardin au fil des saisons, mais aussi les petits travaux, la rénovation, le bricolage et les métiers du bâtiment — toiture, isolation, menuiserie, serrurerie, maçonnerie. J’aime expliquer un geste technique simplement, donner des fourchettes de prix réalistes et les bons critères pour choisir un matériau ou un artisan. Je teste ce que je peux sur mes propres chantiers et au jardin avant d’en parler, je distingue la tradition de ce que confirme l’observation, et je précise toujours le contexte — climat, type de sol, configuration du logement — parce qu’un même conseil ne vaut pas partout. Mon but : rendre l’entretien et l’amélioration de la maison accessibles, durables et économes. Retrouvez Julien Prigent sur julienprigent.fr










